Le démontage des pièces réemployables d’un VHU : sélection, contrôle et traçabilité
Lorsqu’un véhicule hors d’usage arrive dans un centre VHU, toutes ses pièces ne sont pas automatiquement considérées comme des déchets. Certaines peuvent encore présenter un intérêt réel pour la réparation d’autres véhicules.

Comment les centres VHU choisissent-ils les pièces à récupérer ? Quels éléments peuvent réellement être réutilisés ? Quelles pièces doivent au contraire être écartées ? Et pourquoi la traçabilité est-elle devenue essentielle dans la filière automobile ?
À retenir
- Toutes les pièces présentes sur un VHU ne sont pas automatiquement réemployables.
- Le démontage intervient après l’identification et la sécurisation du véhicule.
- L’état de la pièce doit être évalué avant toute préparation à la réutilisation.
- Les pièces destinées au réemploi doivent rester identifiables et traçables.
- Le stockage et le transport doivent préserver leur qualité.
- Certains équipements de sécurité nécessitent des précautions particulières ou ne doivent pas être réemployés.
- Le développement du réemploi des pièces fait aujourd’hui partie des objectifs de la filière VHU.
Pourquoi démonter des pièces avant de recycler la voiture ?
Le démontage des pièces réemployables permet de conserver la valeur d’usage d’un composant avant de ne récupérer que la matière qui le constitue.
Un alternateur encore fonctionnel illustre parfaitement cette logique.
Deux solutions sont possibles :
- le laisser sur la voiture et l’envoyer au broyage, ce qui permet principalement de récupérer ses métaux ;
- le démonter, le contrôler et le préparer pour qu’il puisse éventuellement fonctionner sur un autre véhicule.
Dans le second cas, une grande partie de l’énergie, des matériaux et du travail utilisés lors de sa fabrication initiale continue d’être valorisée.
La logique du réemploi
Le meilleur recyclage n’est pas toujours de détruire une pièce pour récupérer sa matière. Lorsqu’un composant peut encore remplir sa fonction dans de bonnes conditions, prolonger son utilisation peut être une solution particulièrement intéressante.
Quelle différence entre pièce réemployable et matière recyclable ?
| Situation | Objectif | Exemple |
|---|---|---|
| Pièce réemployable | Conserver directement la fonction du composant. | Alternateur destiné à équiper un autre véhicule. |
| Pièce à reconditionner | Remettre le composant en état avant sa nouvelle utilisation. | Organe mécanique nécessitant une rénovation. |
| Pièce non réutilisable mais recyclable | Récupérer les matériaux qu’elle contient. | Pièce métallique cassée envoyée au recyclage. |
| Déchet non valorisable | Orientation vers une filière d’élimination adaptée. | Composant gravement contaminé ou matériau non récupérable. |
À quel moment les pièces sont-elles démontées ?
Le démontage ne commence pas dès l’arrivée du véhicule.
Avant toute intervention, plusieurs opérations doivent être réalisées :
Réception et identification du VHU
Le véhicule est enregistré afin d’assurer sa traçabilité et de vérifier son origine.
Évaluation de son état
Les opérateurs identifient les dommages, les risques particuliers et les composants susceptibles de présenter un intérêt.
Mise en sécurité
Les risques électriques, chimiques, pyrotechniques ou liés au carburant sont évalués avant toute intervention.
Dépollution
Les principaux liquides, batteries et composants dangereux sont retirés conformément aux procédures applicables.
Sélection des pièces
Les éléments présentant un potentiel de réemploi sont identifiés avant le démontage.
Démontage
La pièce est retirée en utilisant une méthode permettant autant que possible de préserver son intégrité.
Contrôle et identification
Son état est évalué et elle est intégrée au système de traçabilité du centre.
Stockage
Elle est entreposée dans des conditions adaptées jusqu’à sa destination suivante.
Comment décide-t-on qu’une pièce peut être réemployée ?
La décision dépend de plusieurs critères.
L’état visuel
Une première inspection permet de rechercher :
- des fissures ;
- des déformations ;
- des traces importantes de corrosion ;
- des impacts ;
- des fixations cassées ;
- des brûlures ;
- des traces d’inondation ;
- des connecteurs endommagés.
La zone du choc
La localisation de l’accident est déterminante.
Une pièce située directement dans la zone de déformation peut avoir subi des contraintes qui ne sont pas immédiatement visibles.
À l’inverse, certaines pièces situées à l’opposé du choc peuvent avoir été totalement préservées.
Exemple concret
Sur un véhicule fortement accidenté à l’avant, les éléments du moteur, de la direction ou du train avant peuvent être écartés tandis que certaines pièces arrière, certains équipements intérieurs ou certains composants électriques peuvent rester exploitables.
Le kilométrage et l’usure
Pour certaines pièces mécaniques, l’âge et le kilométrage du véhicule apportent des informations utiles.
Un composant peut sembler intact tout en étant proche de sa limite d’usure.
Les références techniques
Le numéro ou la référence de la pièce permet de déterminer sa compatibilité avec d’autres véhicules.
Cette identification est particulièrement importante pour :
- les calculateurs ;
- les alternateurs ;
- les démarreurs ;
- les boîtes de vitesses ;
- les modules électroniques ;
- les optiques ;
- certains équipements de carrosserie.
L’historique connu du véhicule
Lorsqu’elles sont disponibles, certaines informations peuvent également aider à évaluer la pièce :
- cause de la mise au rebut du véhicule ;
- accident ;
- incendie ;
- inondation ;
- panne mécanique ;
- kilométrage ;
- ancienneté.
Quelles pièces sont le plus souvent recherchées pour le réemploi ?
Pièces mécaniques
Moteurs, boîtes de vitesses, alternateurs, démarreurs et certains périphériques peuvent présenter un intérêt lorsqu’ils restent en bon état.
Carrosserie
Portières, capots, ailes, hayons et autres éléments peuvent être récupérés lorsqu’ils ne sont pas endommagés.
Éclairage
Optiques, feux arrière et différents dispositifs d’éclairage font partie des pièces couramment recherchées.
Électronique
Calculateurs, écrans, modules de commande et autres composants peuvent être démontés sous réserve de leur état et de leur compatibilité.
Habitacle
Certains sièges, garnitures, consoles ou équipements intérieurs peuvent connaître une seconde utilisation.
Équipements auxiliaires
Compresseurs, moteurs électriques auxiliaires et différents accessoires peuvent également présenter un potentiel de réemploi.
Le moteur d’une épave peut-il être réutilisé ?
Oui, mais le fait qu’un moteur soit présent dans une épave ne signifie pas automatiquement qu’il peut être réemployé.
Son état dépend notamment :
- de la cause de l’immobilisation du véhicule ;
- de la localisation du choc ;
- du kilométrage ;
- de l’entretien antérieur ;
- d’une éventuelle surchauffe ;
- d’une immersion ;
- d’un incendie ;
- de la présence de dommages internes.
Lorsqu’il présente un potentiel intéressant, il peut être démonté avec ses références et différentes informations permettant son identification.
Une pièce intacte extérieurement n’est pas forcément fonctionnelle
Une inspection visuelle constitue une première étape mais ne permet pas de détecter tous les défauts. Certains composants mécaniques ou électroniques nécessitent des vérifications complémentaires avant toute nouvelle utilisation.
Une boîte de vitesses peut-elle être récupérée ?
Comme le moteur, une boîte de vitesses peut représenter une pièce intéressante lorsqu’elle n’est pas à l’origine de la mise au rebut du véhicule.
Les opérateurs peuvent notamment rechercher :
- des fissures du carter ;
- des fuites ;
- des chocs ;
- des défauts visibles sur les supports ;
- des signes d’usure importante.
Son identification précise est indispensable car une même gamme de véhicules peut recevoir plusieurs boîtes différentes selon la motorisation ou l’année.
Les pièces de carrosserie sont-elles plus simples à réemployer ?
Elles présentent souvent l’avantage d’être plus faciles à inspecter visuellement.
Un capot, une portière ou un hayon peuvent être examinés pour rechercher :
- une déformation ;
- de la corrosion ;
- des points de fixation arrachés ;
- une détérioration importante de la peinture ;
- des charnières déformées.
Une pièce présentant seulement un défaut esthétique peut parfois rester intéressante pour un réparateur capable de la remettre en état.
Qu’en est-il des optiques et équipements électriques ?
Les véhicules modernes intègrent des équipements de plus en plus sophistiqués.
Un simple phare peut aujourd’hui contenir :
- des LED ;
- des calculateurs ;
- des moteurs de réglage ;
- des capteurs ;
- des systèmes adaptatifs.
Avant sa réutilisation, il faut notamment vérifier son état physique, son étanchéité et la compatibilité de sa référence.
Les calculateurs électroniques peuvent-ils être réemployés ?
Certains calculateurs peuvent présenter un potentiel, mais leur remplacement peut être plus complexe qu’une simple opération mécanique.
Selon le véhicule, un module peut être :
- codé ;
- lié au système antidémarrage ;
- associé à d’autres calculateurs ;
- nécessiter une programmation ;
- avoir une référence extrêmement précise.
Le réemploi dépend donc non seulement de l’état du composant, mais également de sa capacité à être correctement intégré dans le véhicule receveur.
Quelles pièces de sécurité nécessitent une vigilance particulière ?
Toutes les pièces ne doivent pas être abordées comme un rétroviseur ou une portière.
Les éléments directement liés à la sécurité nécessitent une approche particulièrement prudente.
Airbags et dispositifs pyrotechniques
Les airbags et prétensionneurs contiennent des dispositifs pyrotechniques destinés à se déclencher en quelques millisecondes en cas d’accident.
Une dégradation interne peut ne pas être visible extérieurement.
Leur démontage, stockage et destination sont donc soumis à des exigences particulières.
Airbags d’occasion : prudence maximale
Les airbags ne doivent pas être considérés comme des pièces de réemploi classiques. Les autorités françaises ont rappelé en 2026 les risques liés au réemploi de coussins gonflables non neufs, notamment en raison du vieillissement possible de certains dispositifs pyrotechniques.
Éléments structurels
Certains composants ayant subi un choc important peuvent avoir été déformés ou fragilisés sans que les dommages soient immédiatement évidents.
La prudence est donc essentielle pour les éléments contribuant directement à la tenue de route ou à la résistance structurelle du véhicule.
Que deviennent les pièces qui ne peuvent pas être réemployées ?
Une pièce refusée au réemploi n’est pas nécessairement destinée directement à l’élimination.
Elle peut encore contenir des matières valorisables.
| Pièce | Réemploi impossible | Destination possible |
|---|---|---|
| Alternateur endommagé | Fonctionnement impossible | Récupération des métaux. |
| Portière déformée | Structure trop endommagée | Recyclage de l’acier ou de l’aluminium. |
| Faisceau électrique | Connectiques détruites | Récupération du cuivre. |
| Jante cassée | Utilisation dangereuse | Recyclage du métal. |
| Pièce plastique cassée | Impossible à réutiliser | Recyclage matière lorsque la filière le permet. |
Comment une pièce démontée devient-elle une pièce destinée à la réutilisation ?
Le passage du véhicule hors d’usage à la pièce réemployable nécessite plusieurs opérations successives.
Sélection
Le professionnel identifie la pièce présentant un potentiel intéressant.
Démontage soigneux
La pièce doit être retirée en évitant de détériorer ses fixations, connexions ou surfaces fonctionnelles.
Contrôle
Son état est évalué afin de déterminer si elle peut poursuivre le processus de préparation à la réutilisation.
Nettoyage ou préparation
Selon sa nature, elle peut être nettoyée ou faire l’objet d’autres opérations adaptées.
Identification
Les références nécessaires sont relevées afin d’assurer sa compatibilité et sa traçabilité.
Marquage
La pièce destinée à la réutilisation reçoit un marquage approprié permettant de conserver son lien avec son origine.
Stockage
Elle est conservée dans des conditions évitant les chocs, l’humidité, la corrosion ou d’autres détériorations.
Commercialisation ou transfert
Elle peut ensuite être destinée à un professionnel ou à une filière de réparation adaptée selon les règles applicables.
Pourquoi le marquage des pièces est-il important ?
Une pièce automobile séparée de son véhicule d’origine perd rapidement son contexte.
Sans identification, il devient difficile de savoir :
- de quel véhicule elle provient ;
- dans quel centre elle a été démontée ;
- quelle est sa référence ;
- si elle a suivi le processus prévu pour la préparation à la réutilisation.
Ce que dit la réglementation
Les pièces issues du démontage d’un véhicule hors d’usage qui répondent aux conditions permettant leur préparation à la réutilisation doivent faire l’objet d’un marquage approprié apposé par le centre VHU afin d’assurer leur traçabilité.
Elles doivent également être conditionnées, entreposées et transportées selon des pratiques permettant de préserver leur intégrité et leur qualité.
Quelles informations peuvent accompagner une pièce ?
Le système utilisé dépend du centre et du type de composant, mais plusieurs informations peuvent être nécessaires pour assurer une bonne identification :
- référence constructeur ;
- marque et modèle du véhicule donneur ;
- motorisation ;
- année ou génération ;
- kilométrage lorsqu’il est connu ;
- numéro interne de stock ;
- origine du centre VHU ;
- date de démontage ;
- observations sur l’état de la pièce.
Les centres modernes peuvent utiliser des étiquettes, codes-barres ou systèmes informatisés permettant de gérer plusieurs milliers de références.
Pourquoi le stockage est-il aussi important que le démontage ?
Une pièce parfaitement démontée peut devenir inutilisable si elle est mal stockée.
Quelques exemples :
- un moteur stocké à l’extérieur peut prendre l’humidité ;
- un calculateur peut être endommagé par l’eau ;
- un optique peut être rayé ou cassé ;
- une pièce de carrosserie peut être déformée par un mauvais empilage ;
- un composant mécanique peut rouiller ;
- des connecteurs peuvent être détériorés.
Un bon stockage doit préserver
- l’intégrité physique de la pièce ;
- sa propreté ;
- ses connecteurs et fixations ;
- sa référence et son marquage ;
- sa capacité à être identifiée rapidement.
Les moteurs et boîtes contenant encore de l’huile peuvent-ils être stockés librement ?
Non. Les composants présentant un risque d’écoulement nécessitent des précautions spécifiques.
Les organes mécaniques retirés doivent être dépollués ou stockés dans des conditions empêchant une fuite de contaminer le sol.
Cette règle concerne notamment :
- les moteurs ;
- les boîtes de vitesses ;
- certains circuits hydrauliques ;
- les pièces pouvant conserver des résidus de fluides.
Pourquoi le transport des pièces doit-il également être maîtrisé ?
La traçabilité et la qualité ne s’arrêtent pas à la porte du centre VHU.
Une pièce mal emballée peut être détériorée pendant le transport.
Selon sa nature, il faut notamment :
- la protéger contre les chocs ;
- immobiliser les pièces lourdes ;
- protéger les surfaces fragiles ;
- éviter l’humidité ;
- préserver les connecteurs ;
- maintenir son identification.
Le développement des pièces de réemploi est-il réellement encouragé ?
Oui. La nouvelle organisation de la filière VHU ne vise plus uniquement les performances globales de recyclage.
Elle fixe également des objectifs spécifiques concernant les pièces préparées en vue de leur réutilisation.
objectif initial de réutilisation des pièces
objectif applicable en 2026
objectif prévu en 2028
avant destruction de la matière lorsque c’est pertinent
Pour le volet correspondant aux voitures particulières et camionnettes concernées, l’objectif passe ainsi de 8,5 % au début de la période à 10 % en 2026, puis à 16 % en 2028.
Ces objectifs sont mesurés en masse par rapport aux véhicules traités et ne signifient pas que 10 % du nombre de pièces présentes sur chaque voiture doivent être réutilisées.
Une évolution importante de la filière
Cette progression montre que le centre VHU devient de plus en plus un acteur de la fourniture de pièces issues de l’économie circulaire, et non uniquement un intermédiaire avant le broyage des véhicules.
Pourquoi les pièces de réemploi intéressent-elles les réparateurs ?
Le prix des pièces neuves peut représenter une part importante du coût d’une réparation.
Une pièce issue de l’économie circulaire peut constituer une alternative intéressante lorsque :
- elle est compatible avec le véhicule ;
- son état permet son utilisation ;
- son origine est identifiable ;
- elle répond aux exigences applicables ;
- le client accepte cette solution.
Les réparateurs automobiles sont d’ailleurs soumis à des obligations d’information concernant la possibilité de recourir à certaines pièces issues de l’économie circulaire dans les situations prévues par la réglementation.
Une pièce de réemploi est-elle forcément une pièce « moins bonne » ?
Non. Le terme « occasion » ne décrit que le fait que la pièce ait déjà été utilisée.
Sa qualité réelle dépend notamment :
- de son âge ;
- de son kilométrage ;
- de son niveau d’usure ;
- de son exposition à un accident ;
- de la manière dont elle a été démontée ;
- de son stockage ;
- des contrôles effectués.
Une pièce relativement récente provenant d’un véhicule fortement endommagé dans une autre zone peut parfois présenter un excellent état.
Quelles pièces faut-il particulièrement éviter après un incendie ?
Un véhicule incendié nécessite une approche très différente d’une voiture simplement accidentée.
La chaleur peut modifier :
- les propriétés mécaniques des métaux ;
- les plastiques ;
- les isolants ;
- les câbles électriques ;
- les composants électroniques ;
- les joints ;
- les lubrifiants ;
- les dispositifs de sécurité.
Des composants éloignés de la zone d’incendie peuvent eux-mêmes avoir été exposés à une température importante.
Véhicule incendié : une sélection beaucoup plus restrictive
L’absence de traces visibles de brûlure ne suffit pas à garantir l’intégrité d’une pièce. La chaleur peut avoir modifié ses propriétés sans laisser de dommage évident.
Et après une inondation ?
L’eau constitue également un facteur de risque important.
Un véhicule ayant été immergé peut présenter :
- de la corrosion interne ;
- des connecteurs oxydés ;
- des calculateurs contaminés ;
- de l’eau dans les organes mécaniques ;
- des défauts électriques différés ;
- des moisissures dans l’habitacle.
Les équipements électriques et électroniques nécessitent donc une vigilance particulière.
Peut-on réemployer une pièce provenant d’un véhicule électrique ?
Oui pour certains composants, mais le développement des véhicules électriques apporte de nouvelles problématiques.
Un véhicule électrique contient notamment :
- un moteur électrique ;
- un onduleur ;
- un convertisseur ;
- un chargeur embarqué ;
- des câbles haute tension ;
- une batterie de traction ;
- des calculateurs spécifiques.
Ces composants peuvent présenter une valeur importante mais leur manipulation nécessite des compétences et des procédures adaptées.
La batterie de traction
Elle ne peut pas être traitée comme une simple pièce de carrosserie.
Avant toute décision concernant son éventuelle nouvelle utilisation, il faut notamment évaluer :
- son état physique ;
- son historique ;
- son état de charge ;
- son état de santé ;
- les éventuelles erreurs électroniques ;
- les signes d’échauffement ou de dommage interne.
Haute tension : personnel habilité
Le démontage des composants haute tension ne doit être réalisé que dans le respect des procédures de sécurité et par du personnel disposant des compétences nécessaires.
Pourquoi le démontage est-il aussi important pour le recyclage ?
Même lorsqu’une pièce n’est pas destinée au réemploi, son retrait peut parfois améliorer la récupération des matières.
Par exemple, séparer avant broyage :
- un catalyseur ;
- un faisceau électrique ;
- une batterie ;
- certaines pièces en aluminium ;
- certains plastiques identifiables
peut éviter que ces matériaux soient dispersés dans les fractions complexes du broyeur.
Réemploi et recyclage ne s’opposent donc pas
Ils constituent deux niveaux complémentaires d’une même hiérarchie.
La logique de traitement
Pièce utilisable → préparation à la réutilisation → seconde vie.
Pièce inutilisable mais recyclable → récupération de ses matières.
Fraction non recyclable mais valorisable → autre opération de valorisation adaptée.
Résidu ultime → élimination dans une installation autorisée.
Quelles erreurs peuvent compromettre le réemploi d’une pièce ?
| Erreur | Conséquence |
|---|---|
| Démontage brutal | Fixations, connecteurs ou corps de pièce détériorés. |
| Absence d’identification | Impossible de déterminer précisément la compatibilité. |
| Stockage à l’humidité | Corrosion ou dommages électroniques. |
| Mauvais empilage | Déformation des pièces de carrosserie. |
| Mélange des références | Erreurs lors de la vente ou du montage. |
| Absence de traçabilité | Origine de la pièce difficile à démontrer. |
| Sélection insuffisante après accident | Risque de conserver une pièce fragilisée. |
Le démontage des pièces contribue-t-il à lutter contre les filières illégales ?
Oui, notamment grâce à la traçabilité.
Le marché des pièces automobiles peut attirer des acteurs qui démontent des véhicules sans respecter les règles environnementales ou administratives.
Une filière structurée permet de distinguer les pièces provenant :
- d’un véhicule identifié ;
- d’un centre VHU identifiable ;
- d’une opération de démontage tracée ;
- d’un circuit professionnel.
Cette organisation participe à la lutte contre le démontage sauvage, le trafic de véhicules et l’abandon des carcasses après récupération des pièces les plus rentables.
La pièce conserve une histoire
Une fois démontée, une pièce ne doit pas devenir un objet anonyme. Sa traçabilité permet de conserver un lien entre le composant, le véhicule donneur et le professionnel ayant assuré sa préparation.
Questions fréquentes sur le démontage des pièces réemployables
Toutes les pièces d’une épave peuvent-elles être revendues ?
Non. Leur état, leur fonction, les dommages subis et les exigences de sécurité déterminent si elles peuvent être préparées pour une nouvelle utilisation.
Une pièce provenant d’un véhicule accidenté est-elle forcément dangereuse ?
Non. Cela dépend principalement de la localisation et de l’importance du choc ainsi que du type de composant. Certaines pièces peuvent être totalement intactes tandis que d’autres doivent être écartées.
Les pièces doivent-elles être identifiées après démontage ?
Oui. Les pièces répondant aux conditions de préparation à la réutilisation font l’objet d’un marquage approprié permettant d’assurer leur traçabilité.
Pourquoi faut-il protéger les pièces pendant le stockage ?
Le démontage n’a d’intérêt que si la qualité du composant est préservée. L’humidité, les chocs, l’empilage ou un mauvais conditionnement peuvent rendre une pièce inutilisable.
Un moteur provenant d’une épave peut-il être monté sur une autre voiture ?
Il peut présenter un potentiel de réemploi si son état le permet et s’il est compatible avec le véhicule receveur. Son origine, son état et ses références doivent être correctement pris en compte.
Les airbags peuvent-ils être réemployés comme les autres pièces ?
Non. Les dispositifs pyrotechniques nécessitent un traitement particulier et les autorités françaises ont renforcé leur vigilance sur le réemploi des airbags non neufs.
Une pièce non réemployable est-elle forcément jetée ?
Non. Elle peut encore être recyclée afin de récupérer l’acier, l’aluminium, le cuivre ou d’autres matériaux qu’elle contient.
Pourquoi les centres démontent-ils davantage de pièces aujourd’hui ?
Le développement du réemploi fait désormais partie des objectifs explicites de la filière VHU, afin de conserver davantage de valeur dans les composants automobiles avant leur recyclage.
Peut-on démonter soi-même toutes les pièces avant l’enlèvement d’une épave ?
Le démontage préalable peut modifier les conditions de reprise du véhicule et rendre certaines démarches plus complexes. Les fluides, batteries, airbags et composants haute tension présentent également des risques importants. Il est préférable de demander conseil avant toute intervention.
Pour résumer : démonter avant de recycler pour préserver la valeur des pièces
Le démontage des pièces réemployables constitue aujourd’hui une étape stratégique du traitement des véhicules hors d’usage.
Avant que la voiture ne soit transformée en matières premières, le centre VHU peut identifier les composants capables de connaître une seconde utilisation.
Mais le réemploi ne consiste pas simplement à retirer une pièce et à la poser sur une étagère. Il nécessite une véritable chaîne de préparation : sélection, démontage soigneux, contrôle, identification, marquage, stockage et traçabilité.
Cette organisation permet à la fois de préserver la qualité des pièces, de favoriser l’économie circulaire et de limiter la quantité de composants détruits prématurément.
Les objectifs croissants de réutilisation prévus pour la filière montrent d’ailleurs que le rôle des centres VHU évolue. Ils deviennent progressivement non seulement des acteurs du traitement des déchets automobiles, mais aussi des fournisseurs de pièces issues de l’économie circulaire.
Un véhicule hors d’usage à faire enlever en Seine-et-Marne ?
AD Dépannage 77 intervient pour la prise en charge des véhicules accidentés, non roulants ou destinés à la destruction et leur orientation vers la filière VHU adaptée.
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Intervention en Seine-et-Marne (77) – service gratuit selon les conditions d’éligibilité du véhicule et de l’intervention.
